1868 LES SŒURS DEVIENNENT PROPRIETAIRES

Dix ans ont passé. Mlle Virginie décide en 1867 de faire don de la propriété à la Congrégation de Portieux. Le dossier s’enclenche dans l’année. Il faut l’aval de toutes les parties concernées (congrégation, archevêché, municipalité, etc.) avant d’obtenir l’agrément de la donation par le Ministre et la signature de l’empereur. Mlle Virginie émet plusieurs clauses dans son acte. En particulier, elle demande à la Congrégation de faire construire dans la propriété, une maison pour abriter ses vieux jours. Il en sera ainsi, avec sortie dans la ruelle Bultez (rue de la Liberté) C’est en fait l’emplacement de la maternelle actuelle.

Une deuxième clause veut que les Sœurs accueillent gratuitement dans leur établissement 20 enfants pauvres de Somain et ce, à perpétuité. Elle sera bien sûr appliquée par les Sœurs. Mais je vous demande de retenir la mention « à perpétuité »

ecole ste anne avant 1914
Cliquez pour agrandir cette image.Voilà donc la Congrégation propriétaire de l’établissement. La renommée allant en croissant, les Sœurs se voient dans l’obligation de construire de nouveaux locaux de classes pour accueillir les enfants de plus en plus nombreux et pour se loger elles-mêmes avec chapelle, chambres, buanderie et réfectoire. Un asile (école maternelle) voit le jour.

Le curé Carpentier décède en 1870. Mlle Virginie vient se loger ruelle Bultez où elle s’éteindra en 1877. La renommée de l’école Ste Anne n’est plus à faire. Elle présente au Brevet. Elle devient école communale car la municipalité en dépit des recommandations des Services Académiques, rechigne à construire une école de filles. En 1884, Sœur Lhuillier aidée par onze sœurs, enseignantes ou chargées de l’entretien, dirige l’établissement pour un effectif de plus de cinq cents enfants.
Quelques années plus tard en 1886 sur pression préfectorale suite aux lois Ferry, la municipalité met enfin à l’étude la construction d’une école communale de filles. Le dossier achoppe sur le choix de l’emplacement et met deux ans pour voir le jour. Dans l’entre temps, la majorité du Conseil change de couleur politique, à la tête d’une liste radicale socialiste, tout acquise aux idées gouvernementales anticléricales. En définitive, la nouvelle équipe prend la décision de construire l’édifice sur le jardin du presbytère. Elle ne peut que provoquer l’ire du Curé en. place, l‘abbé Busin, ce qui ne va pas améliorer les relations paroisse/commune déjà très tendues. En résultante, l’atmosphère communale va devenir irrespirable. L’ouverture de l’école rue Pasteur entraîne naturellement une baisse des effectifs à Ste Anne mais n’empêche pas son rayonnement de se développer.
Les Sœurs continuent ainsi leur enseignement de qualité pendant toute la fin du XIX° siècle avec présence d’un pensionnat. M le Curé Busin parle assez peu de Ste Anne dans ses Mémoires alors qu’il fait abondamment référence à l’école St Joseph et à la Société Civile qu’il a dû créer au départ des Frères. Je me garderai bien d’en tirer des conclusions hâtives.
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