1914-1918 LA GUERRE

Les héritiers Carpentier n’entreront pas en jouissance de leur nouvelle propriété. Dès le 2 août, les locaux sont réquisitionnés à effet d’ambulance éventuelle. Le 24 août hélas, elle servira pour abriter les blessés civils lors de l’arrivée impromptue des uhlans de von Marwitz semant la terreur dans toute la ville.


L’occupation sévit. Le 19 octobre les locaux sont investis par les militaires des Chemins de Fer allemands travaillant en gare. Ce sont des réservistes âgés. Les cours continuent à être dispensés dans une certaine promiscuité, Mlle Grassart habitant toujours sur place. Elle ira même à Douai faire passer les épreuves du Brevet à trois élèves en 1916 en empruntant le train allemand. La situation perdure jusqu’à cette date.


C’est à partir de là que la situation se détériore. D’abord les locaux sont réquisitionnés pour parquer des réfugiés du Pas-de-Calais en quarantaine, avant leur éloignement vers l’arrière. Un ambulance militaire est installée, puis ce sont des unités combattantes qui viennent prendre repos à Somain. Les cours sont arrêtés dans toute la ville sur ordre de la Kommandantur. Le pillage commence. Les militaires ne s’embarrassent pas de préjugés, utilisant le matériel scolaire pour se chauffer ou alimenter les roulantes. Puis ce sont à nouveau des ambulances qui reçoivent les blessés légers.

 
En 1917, après les bombardements de Douai, des états-majors, trop exposés derrière le front, s’installent. Mlle Grassart est expulsée de ses appartements. Quand la situation s’améliore pour les armées allemandes, ils se rapprochent du front laissant la place une fois encore à des ambulances de la Croix Rouge. Après quelques mois de répit, l’occupation des locaux ne s’arrête plus. En 1918, les blessés sont si nombreux que tous les locaux disponibles sont réquisitionnés, même l’église. A Ste Anne, l’asile est réservée aux blessés prisonniers anglais.
La libération, le 19 octobre, intervient sans dommages conséquents malgré le duel d’artillerie qui touche les maisons de la rue Condorcet dans les jours précédents.


Quand les Canadiens arrivent, ils installent à leur tour une ambulance. Y sont soignés les nombreux blessés de la bataille de Valenciennes du 1° novembre. La situation perdure ainsi jusqu’en 1919. Ce n’est qu’à partir de la nouvelle année que des cours reprennent vaille que vaille, dans des locaux dévastés par les occupations successives.

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