1940-1944 DES HEURES TRAGIQUES

La déclaration de guerre le 3 septembre, n’arrête pas les activités. Les cours reprennent à la rentrée d’octobre Rien ne se passe durant la « drôle de guerre » Des abris ont été aménagés pour les élèves. La scolarité est gratuite pour les enfants de mobilisés.


Tout se déclenche le 10 mai 1940. Le vendredi 17, à la rentrée après les vacances de Pentecôte, des bombes tombent au début de l’après-midi, sur la rue J Ferry et sur l’arrière du patronage. C’est le signal de la dispersion. Les cours sont arrêtés sur-le-champ. L’évacuation de la population sévit. Le 19, une bombe tombe sur la maison de la rue de la Liberté, provoquant un incendie qui l’anéantit totalement. Les jours suivants, des obus de l’artillerie allemande, tirés depuis Bouchain, endommagent la toiture et les pièces du bâtiment central. Il ne semble pas que les locaux aient été occupés par les troupes allemandes.
Les cours ne peuvent reprendre qu’après le dégagement des gravats et la réparation sommaire. Un dossier de Dommages de guerre est ouvert qui doit couvrir forfaitairement les frais.
La rentrée provisoire se fait dès le mois de juillet dans des conditions précaires avec le personnel et les élèves revenus d’évacuation. La vraie rentrée se situe au début décembre après réparation des locaux.

 
La période d’occupation ne donne pas lieu à commentaires particuliers. Les résultats aux différents examens ; DEPP, CEP, Brevet sont toujours aussi bons.

Tout se dégrade dans la nuit du 30 avril/1° mai 1944 lors du bombardement intense que subit la ville de Somain et en particulier le quartier de l’église. Sans atteindre directement les locaux, les bombes à proximité endommagent toutes les toitures, les cloisons, les vitres, les murs eux-mêmes. Les cours sont immédiatement arrêtés comme d’ailleurs dans les autres établissements scolaires somainois jusqu’au mois d’octobre et ne reprendront qu’après la Libération. La population de tout le quartier du Centre s’expatrie dans les communes environnantes, consciente que le raid de cette nuit dantesque peut se renouveler.
Quoiqu’il en soit les réparations des bâtiments, sommaires d’abord, définitives ensuite, sont à l’ordre du jour avant de songer à une rentrée. Elles font l’objet d’un nouveau dossier de Dommages de Guerre.

 
ecole ste anne avant 1914
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Une rentrée quasi normale s’effectue en octobre 1944. Mlle Grassart est toujours directrice avec le charisme qu’on lui connaît, aidée par des adjointes compétentes.
Mais la situation financière est de plus en plus inquiétante. M Desmytter, le curé, rappelle chaque dimanche l’impérieux devoir des chrétiens somainois de soutenir les écoles paroissiales par leur don à la quête. Des souscriptions sont ouvertes. Malgré cela il ne manque pas de mois où il sollicite des avances auprès de certains paroissiens pour payer les instituteurs.

Une modification va néanmoins intervenir. Un phénomène national relatif à la natalité atteint le pays sur le plan national. Il s’agit du « babby-boum » Conscient du problème posé par les jeunes, M Desmytter arrive à convaincre Mgr l’Archevêque de racheter l’immeuble St Joseph, mis en vente par obligation par Mme Debrabant. De ce fait, l’école de garçons St Joseph à l’étroit dans ses locaux, se transfère à nouveau en 1947 dans ses anciennes classes rénovées, rue Pasteur, libérant ainsi le patronage.

Les propriétés de Ste Anne et du patronage étant sous le nom du propriétaire commun, le « Foyer somainois » qui a remplacé la Société Civile, Ste Anne peut ainsi compter éventuellement sur une assiette supplémentaire de 48 ares 40 pour se développer de l’autre côté de la rue et assurer la mise en place de nouvelles classes quand le besoin se fera sentir.

Partant de là, l’école va commencer une longue période de construction de nouveaux locaux pour lui permettre d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions, eu égard à la diminution du nombre de participants par classe et à l’augmentation constante des effectifs.

En 1949, le local reconstruit, de l’école maternelle actuelle, sera le point de départ du Lycée H Boucher après reprise par la paroisse du cours de coupe de Mme Delbecq, rue Sadi-Carnot (rue S Lanoy actuelle) à l’attention des jeunes filles de Somain. Il n’y restera que quelques mois avant de trouver un local à de Sessevalle, dans les locaux inoccupés du patronage (actuelle chapelle Ste Barbe)

En 1954, Mlle Grassart, atteinte par l’âge, quitte définitivement la direction de son école après quarante cinq ans de présence somainoise. Il semblerait que son départ n’ait pas donné lieu à des manifestations de sympathie exagérée de la part de M Desmytter et du clergé en place. Elle est remplacée dans ses fonctions par la première adjointe, Mlle Caudron, qui poursuit dans l’esprit de sa devancière.
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